Stranger Things : Saison 5 : une conclusion attendue, imparfaite mais efficace
- Lily Purple Cat

- 16 janv.
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 janv.
La saison 5 de Stranger Things était sans doute l’une des plus attendues de ces dernières années. Conclusion d’une série devenue culte, elle portait sur ses épaules de lourdes attentes : répondre aux mystères, offrir une fin digne aux personnages et, surtout, ne pas trahir l’esprit de la série. Après visionnage, mon ressenti est globalement positif, même si tout n’est pas parfait.

⚠️ Attention : cet article contient des SPOILERS. : Si vous n’avez pas vu la saison ou si vous craignez les révélations, il est préférable de ne pas continuer.
La saison 5 est sortie en plusieurs volumes : volume 1 (épisodes 1 à 4) le 27 novembre 2025, volume 2 (épisodes 5 à 7) le 26 décembre 2025 et l’épisode final (épisode 8) le 1er janvier 2026.
Le plaisir de retrouver la bande réunie

La bonne surprise de cette saison, c’est que notre bande préférée est enfin réunie à Hawkins. Fini les dispersions aux quatre coins du pays. Nos héros affrontent ensemble Vecna, qui menace non seulement la ville, mais le monde entier, dans une ville placée en quarantaine militaire et surveillée suite aux événements de la saison 4. À l'approche de l'anniversaire de la disparition de Will, une terreur commune se révèle. Tandis que la bataille finale approche, une obscurité plus puissante et mortelle que tout ce qu'ils ont affronté auparavant menace Hawkins. Pour mettre fin à ce cauchemar, l’équipe doit se rassembler une dernière fois.
Une première partie trop lente et répétitive
La première partie de la saison souffre d’un rythme assez lent et donne une impression de déjà-vu. La série rappelle sans cesse les événements passés : relations entre personnages, enjeux du Monde à l’Envers, traumatismes antérieurs…

Si ces rappels peuvent aider les spectateurs moins assidus, ils deviennent répétitifs pour ceux qui suivent la série depuis le début. Certaines scènes ressemblent presque à un résumé étendu plutôt qu’à une avancée narrative.
Une montée en puissance progressive
Heureusement, une fois cette phase passée, la saison trouve son rythme. Les intrigues deviennent plus tendues, les enjeux plus clairs et les personnages reprennent toute leur profondeur. On sent enfin que la série assume pleinement son statut de dernier chapitre.
Les arcs narratifs gagnent en intensité, les confrontations sont marquantes et l’émotion est bien présente. Stranger Things reste très forte lorsqu’il s’agit de mêler horreur, aventure et drame adolescent.

Les frères Duffer exploitent également très bien la nostalgie des années 80 avec les t-shirts de groupes mythiques, les musiques emblématiques, les figurines de Donjons & Dragons, les références à Terminator (avec la participation de Linda Hamilton), à Alien, à Steven Spielberg, à Stephen King, aux Goonies, ainsi que les tenues et looks typiques de cette époque.
Des personnages toujours au cœur de la série
Cette saison conserve ses personnages comme force motrice. Même après cinq saisons, ils continuent d’évoluer et de susciter de l’attachement. Les liens entre eux sont mis à rude épreuve et certaines décisions ont de réelles conséquences.
Voici la conclusion de chaque personnage principal :

Mike (Finn Wolfhard) devient écrivain. Mike a le mot de la fin de Stranger Things, on apprend qu’il est devenu écrivain, même si on comprend qu’il pleurera à jamais son amour de toujours Elfe (Eleven). Mike a toujours été le maître du Donjon, donc le conteur, lors des campagnes de Donjon & Dragons. C’était donc logique qu’il continue à raconter des histoires.

Dustin (Gaten Matarazzo) va à l’université. Il est major de sa promo au lycée de Hawkins, il livre un discours mémorable devant ses camarades et son proviseur, qui est aussi un très bel hommage à Eddie Munson, surtout avec la scène finale où il récupère son diplôme et fait un doigt d’honneur au proviseur, chose qu’Eddie disait vouloir faire, en l’expliquant dans la cafétéria dans la saison 4. Dustin va à la fac, on comprend que notre petit génie va continuer à apprendre, on peut même le voir à la bibliothèque universitaire avant qu’il rejoigne Steve sur le parking qui l’attend avec sa caravane. Ce qui montre que son amitié avec Steve est toujours aussi forte, même plus.
(D’ailleurs, les scènes où Steve et Dustin se disputent, puis se réconcilient, sont déchirantes Je vais pas mentir, j’ai pleuré pendant ces scènes.)

Max (Sadie Sink) et Lucas (Caleb McLaughlin) restent ensemble. On les voit simplement aller au cinéma ensemble, très amoureux. Dans la saison 4, ils avaient prévu d’aller au cinéma, alors les voir là heureux et amoureux devant leur film, avoir une vie tranquille. C’est une belle conclusion pour ces deux personnages.

Will (Noah Schnapp) trouve sa place ailleurs. On comprend qu’il a quitté Hawkins pour s’installer dans une ville bien plus grande et plus dynamique. Il est parti faire sa vie plus loin, on le voit dans un bar avec potentiellement son petit ami. On comprend donc qu’il s’est accepté pleinement, après une confession touchante auprès de ses amis et de sa famille.

Hopper (David Harbour) et Joyce (Winona Ryder) finissent ensemble. Ils ont enfin leur rendez-vous chez Enzo, où Hopper la demande en mariage, et ils projettent de déménager à Montauk (un petit clin d’œil, car Stranger Things devait de base s’appeler comme ça, en référence au « projet Montauk », une théorie du complot selon laquelle le gouvernement américain aurait mené une série de projets et d'expériences à caractère paranormal à Camp Hero ou sur le site de la base militaire de l'Armée de l'air américaine à proximité de Montauk).

Nancy (Natalia Dyer) devient journaliste. Après avoir quitté Jonathan (oui, ils ne sont plus ensemble mais sont restés en bons termes) pour mener sa vie, Nancy n’a pas tenu sur les bancs de la fac. Elle a quitté Emerson College et pris un emploi de stagiaire au Boston Herald, célèbre quotidien de la côte est.

Jonathan (Charlie Heaton) suit des études dans le cinéma. Il est élève cinéaste de l’université de New York et travaille sur un film anticapitaliste sur le cannibalisme, "La Consommatrice".

Steve (Joe Keery) devient entraîneur de baseball pour les jeunes. C’est l’un des rares à être resté à Hawkins. Steve enchaîne les conquêtes et travaille désormais avec les plus jeunes, en tant qu’entraîneur au baseball. Il a toujours été le baby-sitter préféré lors de toutes ses saisons, donc s’occuper d’enfants, c’est un domaine où il excelle. De plus, l’idée du baseball, je trouve le clin d’œil pas mal, vu que l’arme de prédilection de Steve dans Stranger Things, c’est la batte.

Robin (Maya Hawke) a rejoint le Smith College. On n'en sait pas plus, mais elle est désormais inscrite dans la plus grande université pour femmes des États-Unis, située à Northampton, dans le Massachusetts.

Holly (Nell Fisher) et Derek (Jake Connelly) sont amis. La scène de fin montre la jeune sœur qui prend le relais de Mike et de ses amis dans la cave. Elle se lance dans Donjons & Dragons avec sa bande à elle. On y trouve d’ailleurs Derek (qui fait aussi partie de l’équipe de baseball de Steve) et ensemble, ils reprennent le flambeau.

Eleven (Millie Bobby Brown) en Islande ou fin tragique ? On ne sait pas si l’héroïne de Stranger Things est encore vivante à la fin de la série. Elle s’est sacrifiée pour que l’armée quitte Hawkins. À moins que ce ne fût qu’une illusion… Mike veut y croire. Il l’imagine ayant réussi à s’enfuir pour mener sa vie loin du tumulte. On la voit ainsi découvrir le monde, en pleine randonnée dans les décors verdoyants de l’Islande. Mais est-ce réel ?
Tous les choix ne feront pas l’unanimité, mais ils ont le mérite d’exister.
Une fin ouverte qui divise
C’est précisément parce que la série s’attache autant à ses personnages que sa conclusion ne pouvait pas être simple ni totalement satisfaisante. La fin de cette saison 5 est sans doute l’élément le plus clivant.
Personnellement, je l’ai appréciée, mais je comprends aussi pourquoi beaucoup de spectateurs ne l’ont pas aimée. Cette conclusion peut sembler frustrante pour ceux qui attendaient des réponses claires, définitives, presque rassurantes. Or, la série fait un choix différent : celui de l’ouverture, de l’interprétation et de la croyance.

Plutôt que d’apporter des certitudes absolues, la fin repose sur ce que chacun décide de croire. Cette idée est d’ailleurs explicitement mise en scène lors de la dernière partie de Donjons & Dragons, lorsque Mike raconte le destin de chaque personnage à Lucas, Max, Dustin et Will, et évoque la possibilité qu’Elfe soit toujours vivante. Leur réaction est révélatrice : ils choisissent tous de « croire ».
Ce choix narratif donne une portée presque symbolique à la conclusion. Stranger Things ne ferme pas totalement la porte, elle laisse planer le doute, comme un dernier hommage à l’imaginaire, à l’enfance et à la force de la fiction. Une fin qui ne cherche pas à satisfaire tout le monde, mais qui reste fidèle à l’esprit de la série, quitte à frustrer une partie du public.
Un générique de fin comme un classeur de campagne D&D

Le générique de fin mérite à lui seul un paragraphe tant il est symbolique et réussi. Présenté comme un véritable classeur de campagne de Donjons & Dragons, il agit comme un dernier clin d’œil à l’ADN même de Stranger Things. On y retrouve cette esthétique de jeu de rôle, de fiches, de notes et de souvenirs, comme si toute l’histoire que nous venions de suivre n’était finalement qu’une immense campagne menée par ces enfants devenus adultes.
J’ai particulièrement aimé ce choix, car il prolonge l’émotion au lieu de la couper net. Ce générique donne l’impression de refermer doucement un livre, ou plutôt un classeur rempli d’aventures, de pertes et de victoires. Il renforce aussi l’idée que Stranger Things a toujours été, au fond, une histoire racontée, partagée, imaginée ensemble, exactement comme une partie de D&D.
Mon bilan personnel
Même si j’ai aimé l’ambiance générale et le retour aux fondamentaux de Stranger Things, je reconnais que la première partie souffre d’un rythme moins tendu et parfois répétitif, avec quelques longueurs et séquences explicatives qui coupent l’élan de l’histoire.

Mais malgré ces réserves, il reste une énergie propre à la série, une affection sincère pour ses personnages et des moments qui rappellent pourquoi on l’a aimée depuis le début.
En somme, une saison finale ambitieuse, visuellement impressionnante, mais parfois moins maîtrisée dans son rythme et sa narration, ce qui ne l’empêche pas de constituer une conclusion que beaucoup retiendront, pour le meilleur et pour le pire.
Conclusion
La saison 5 de Stranger Things reste une conclusion solide et émotionnelle. Elle ne réinvente pas la série, mais elle lui offre une fin cohérente, respectueuse de son univers et de ses personnages. Une saison imparfaite, mais sincère, qui referme une page importante de la pop culture.
Stranger Things se termine comme elle a commencé : autour d’une table, d’un jeu, et d’un groupe d’amis qui choisissent de croire.

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